Faire face à la volatilité des situations

Les paramètres qui permettent d’anticiper le risque de crise sont souvent sous-évalués : souvenons-nous en !

En chimie, la volatilité spécifie une substance susceptible de se transformer en gaz ou en vapeur, à une température et une pression déterminées. « Dans une économie de marché, le risque d’un titre se mesure par la volatilité de sa valeur (ou de son taux de rentabilité). Plus cette volatilité est élevée, plus le risque est élevé et inversement[1]. »

C’est dire qu’en matière de sciences économiques et sociales, la volatilité est un risque, qu’il convient de mesurer et de prendre en compte. Dans l’activité d’une organisation, l’anticipation des risques est liée à une analyse de la volatilité, de l’environnement dans lequel évolue l’organisation d’une part et des conditions intrinsèques à elle-même d’autre part.

L’intelligence stratégique préconise cette analyse et permet de réduire la volatilité par l’apport qualitatif et quantitatif d’informations, par la gestion optimisée des connaissances critiques internes et externes, ainsi que par la formalisation des capacités d’analyse et d’anticipation du management.

L’entropie est le terme consacré pour définir le désordre des particules dans l’espace. Ce désordre augmente lorsqu’on chauffe un corps, ce qui correspond à une désorganisation. Il tend aussi à augmenter lorsqu’on le transforme. L’information sur la volatilité doit donc permettre de prévenir une croissance d’entropie.

Face à la volatilité de l’air du temps, les Stoïciens préconisaient de lutter par la constance de l’esprit. Probablement la voix de la sagesse.


[1] https://www.vernimmen.net/Vernimmen/Resumes/Partie_2_Les_investisseurs_et_la_logique_des_marches_financiers/Chapitre_19_Le_risque_d_un_titre_financier.html

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